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Le CBD est légal en France : le cannabidiol n’est pas un stupéfiant, et les fleurs, résines et e-liquides issus de variétés de chanvre autorisées peuvent être vendus dès lors que leur THC total ne dépasse pas 0,3 %. Mais la règle s’est construite texte par texte depuis 2021, et elle s’est durcie en 2026 : les produits à avaler ont été retirés de la vente, l’amende pour usage de stupéfiants est passée à 500 €, et de nouvelles molécules ont été classées. Cette page est notre référence : la frise datée des textes, un tableau molécule par molécule avec la source, le statut de chaque type de produit, et ce que ça change au volant. Pour choisir un produit conforme, voir notre guide pour choisir son CBD. Mis à jour le 6 novembre 2026 ; sources vérifiées sur Légifrance, Conseil d’État, ANSM et EUR-Lex.
En bref
En France, le CBD (cannabidiol) n’est pas inscrit sur la liste des stupéfiants. Les fleurs, résines et e-liquides de chanvre sont légaux s’ils proviennent de variétés autorisées et si leur THC total ne dépasse pas 0,3 % (arrêté du 30 décembre 2021 ; vente des fleurs brutes validée par le Conseil d’État le 29 décembre 2022). Depuis le 15 mai 2026, les produits CBD à ingérer sont retirés de la vente faute d’autorisation « nouvel aliment ». Le HHC (2023), le H4-CBD, le THCP et le THCA hors chanvre conforme (2024) sont classés stupéfiants. Conduire après avoir consommé un produit CBD expose à une condamnation si le THC est détecté (Cour de cassation, 21 juin 2023).
Sommaire
Le CBD est-il légal en France en 2026 ?
La frise des textes, de 2021 à 2026
Molécule par molécule : ce qui est classé, ce qui ne l’est pas
Produit par produit : ce que Golden peut vendre, et ce qui a été retiré
Conduire, être contrôlé, consommer : ce que risque l’utilisateur
Acheter du CBD légalement : ce qu’un vendeur sérieux doit montrer
Réponse courte : oui. Le cannabidiol n’est pas un stupéfiant, la Cour de justice de l’Union européenne l’a dit en 2020 (affaire C-663/18, dite « Kanavape ») et le Conseil d’État l’a confirmé le 29 décembre 2022 en annulant l’interdiction française de vente des fleurs. Ce qui est encadré, c’est le THC : un produit de chanvre est vendable si son THC total reste inférieur ou égal à 0,3 % et s’il provient d’une variété de Cannabis sativa L. autorisée. Les détails, les exceptions et les durcissements de 2026 suivent.
Si tu veux la lecture courte et chronologique des textes, notre article CBD légal en France : la loi en 2026 la résume ; l’article quel taux de THC est autorisé en France détaille le seuil de 0,3 % ; et CBD et THC : les vraies différences explique pourquoi la loi traite les deux molécules différemment.
Réponse courte : seize dates font la règle actuelle. Chaque jalon ci-dessous renvoie au texte ou à la décision d’origine (Légifrance, Conseil d’État, ANSM, Cour de cassation, ministère, CJUE), relus le 6 novembre 2026.
30 décembre 2021 – Arrêté du 30 décembre 2021
L’arrêté fixe le cadre : variétés de Cannabis sativa L. du catalogue, THC ≤ 0,30 % pour la plante et pour les extraits et produits finis. Son II interdisait la vente des fleurs et feuilles brutes. Source.
24 janvier 2022 – Conseil d’État, juge des référés
Le juge des référés du Conseil d’État (n° 460055) suspend l’interdiction de vente des fleurs et feuilles brutes dans l’attente du jugement au fond. Source.
29 décembre 2022 – Conseil d’État
Le Conseil d’État (n° 444887) annule l’interdiction de vente des fleurs et feuilles brutes : en l’état de la science, le CBD n’a pas de nocivité particulière. Les fleurs à THC ≤ 0,3 % sont vendables. Source.
13 juin 2023 – ANSM : HHC, HHC-O et HHC-P classés stupéfiants
L’ANSM inscrit le HHC, le HHC-O et le HHC-P sur la liste des stupéfiants : production, vente et usage interdits en France. Source.
21 juin 2023 – Cour de cassation
La Cour de cassation (n° 22-85.530) juge que la vente légale de produits à ≤ 0,3 % de THC est sans incidence sur le délit de conduite après usage de stupéfiants, constitué dès que l’analyse détecte du THC. Source.
22 mai 2024 – ANSM
Décision ANSM (en vigueur le 3 juin 2024) : H4-CBD, H2-CBD et toute substance dérivée du noyau benzo[c]chromène (dont THCP, HHCPO) sont classés stupéfiants, ainsi que huit cannabinoïdes de synthèse. Source.
3 juin 2024 – ANSM : décision modificative et entrée en vigueur du classement
Décision modificative : le CBN, le CBNA, le THCV et le THCVA (≤ 0,3 %) et le THCA « sous réserve de la teneur de l’arrêté de 2021 » sont exclus du classement par famille. Source.
6 juin 2025 – Conseil d’État : validation du classement par famille chimique
Le Conseil d’État (n° 494779) rejette les recours contre les décisions ANSM de 2024 : le classement par famille chimique est validé, le THCA étant un précurseur du THC. Source.
16 janvier 2026 – ANSM
L’ANSM déplace le HHC de l’annexe IV à l’annexe III de l’arrêté du 22 février 1990. Reclassement interne, aucune molécule nouvelle. Source.
6 février 2026 – ANSM
L’entrée « tétrahydrocannabinols, leurs esters, éthers, sels » passe à l’annexe III. Reclassement interne, aucune molécule nouvelle. Source.
15 avril 2026 – DGAL : annonce du plan national de contrôle 2026 des denrées au CBD
La DGAL présente à la filière un plan national de contrôle 2026 visant à interdire la commercialisation de toute denrée alimentaire contenant du CBD, compléments alimentaires compris (nouvel aliment non autorisé). Source.
15 mai 2026 – Fin de la tolérance
Fin de la tolérance : les denrées au CBD (huiles à avaler, gélules, bonbons, infusions enrichies, boissons) doivent être retirées de la vente. Date annoncée par la DGAL et reprise par la filière ; communiqué du ministère le 20 mai 2026. Source.
10 juillet 2026 – Conseil d’État, juge des référés
Le juge des référés du Conseil d’État (n° 516668) rejette la demande de suspension du plan de contrôle faute d’urgence : l’interdiction de vente des denrées au CBD reste appliquée. Le fond n’est pas jugé. Source.
20 août 2026 – Loi n° 2026-798 du 18 août 2026
Entrée en vigueur de la loi n° 2026-798 du 18 août 2026 : l’amende forfaitaire délictuelle pour usage de stupéfiants (art. L. 3421-1 CSP) passe à 500 € (400 € minorée, 1 000 € majorée) ; l’article L. 235-1 du code de la route est retouché (stage), sans changement des peines. Source.
1 septembre 2026 – Réponse ministérielle
Réponse ministérielle (QE n° 15714) : toutes les denrées contenant du CBD sont illégales ; seuls les graines de chanvre, leurs dérivés et les feuilles pour infusion aqueuse disposent d’un historique de consommation. Source.
5 novembre 2026 – CJUE, affaire C-495/25
La CJUE (C-495/25) juge qu’une denrée au CBD non autorisée au titre du règlement « nouveaux aliments » ne peut pas recevoir la certification biologique. Source.
ℹ️ Comment lire cette frise
Les textes de Légifrance sont cités par leur identifiant officiel (JORFTEXT, LEGIARTI) ; les décisions du Conseil d’État et de la Cour de cassation par leur numéro. Quand une date ne figure dans aucun texte officiel (le 15 mai 2026, annoncé par la DGAL à la filière), nous le disons.
Réponse courte : depuis 2024, l’ANSM ne classe plus seulement des molécules nommées mais des familles chimiques (« toute substance dérivée du noyau benzo[c]chromène »), avec des exclusions explicites. Le tableau donne, pour chaque molécule ou famille, son statut exact, la date et la source. Pour les molécules qui ne sont pas classées, la seule formule juste est « ne figure pas, à ce jour, sur la liste des stupéfiants » : ce n’est pas un blanc-seing, la liste évolue plusieurs fois par an.
| Molécule ou famille | Statut en France | Depuis | Source |
|---|---|---|---|
| CBD (cannabidiol) | Non inscrit sur la liste des stupéfiants ; vente autorisée dans les produits à THC ≤ 0,3 % | 29/12/2022 | source |
| THC (delta-9) et autres tétrahydrocannabinols | Stupéfiants (annexe III depuis le 6 février 2026) ; tolérés à ≤ 0,3 % dans le chanvre conforme | 22/02/1990 | source |
| HHC, HHC-O, HHC-P | Classés stupéfiants : interdits | 13/06/2023 | source |
| H4-CBD, H2-CBD | Classés stupéfiants nommément | 03/06/2024 | source |
| THCP, HHCPO | Classés stupéfiants (dérivés du noyau benzo[c]chromène) | 03/06/2024 | source |
| THCA | Classé stupéfiant, sauf dans le chanvre conforme à l’arrêté de 2021 (THC total ≤ 0,3 %) | 03/06/2024 | source |
| CBN, CBNA | Exclus expressément du classement par famille : ne figurent pas, à ce jour, sur la liste des stupéfiants | 03/06/2024 | source |
| THCV, THCVA | Exclus du classement seulement à ≤ 0,3 % ; au-delà, classés | 03/06/2024 | source |
| 10-OH-HHC | Ne figure pas, à ce jour, sur la liste des stupéfiants (liste consolidée du 26 juin 2026) ; dérivé du HHC, situation susceptible d’évoluer | état au 06/11/2026 | source |
| THV-N10 (N10) | Ne figure pas, à ce jour, sur la liste des stupéfiants (aucune entrée nominative) | état au 06/11/2026 | source |
| CBDP, HCT, HCE, NL-1, BZ10, D10… | Ne figurent pas, à ce jour, sur la liste des stupéfiants (aucune entrée nominative) ; le D10, s’il désigne le delta-10-THC, relève des tétrahydrocannabinols classés | état au 06/11/2026 | source |
| « Delta-P » (appellation commerciale) | Nom commercial sans formule officielle : l’appellation ne figure pas, à ce jour, sur la liste des stupéfiants ; si le produit contient du THCP, celui-ci est classé depuis le 3 juin 2024. Vérifier l’analyse | 03/06/2024 (THCP) | source |
| Cannabinoïdes de synthèse (Spice, K2…) | Classés stupéfiants par familles chimiques (2017) et entrées nominatives, complétées en 2024 | 2017 ; 03/06/2024 | source |
Statuts relus sur la liste consolidée des stupéfiants de l’ANSM du 26 juin 2026 et sur les décisions citées. « Ne figure pas, à ce jour » signifie absence d’entrée nominative à la date de mise à jour de cette page, pas une autorisation.
Nos articles détaillent chaque cas : le THCA, légal ou piège ?, le 10-OH-HHC, le THV-N10 et ses alternatives, le HHCP, le H4CBD, THC, THCV, THCP : les différences, THCP : est-il légal en France en 2026 ?, nouvelles molécules 2026 (CBDP, HCT, N10), cannabinoïdes de synthèse interdits et CBDA, l’acide cannabidiolique. Sur le « Delta-P », nos articles Delta-P : l’alternative au HHC et Delta-P, cannabinoïde du futur ? doivent se lire avec la réserve du tableau : l’appellation n’est pas classée, le THCP l’est.
Réponse courte : fleurs, résines, e-liquides et cosmétiques sont vendables ; tout ce qui s’avale (huiles sublinguales ou à avaler, gélules, tisanes, bonbons, boissons) ne l’est plus depuis le 15 mai 2026, dans l’attente d’une autorisation européenne « nouvel aliment ». Nous avons retiré ces produits de notre boutique.
| Produit | Légal à la vente en France ? | Chez Golden |
|---|---|---|
| Fleurs CBD | Oui : variétés autorisées, THC total ≤ 0,3 % (arrêté du 30/12/2021, CE 29/12/2022) | vendues chez Golden, analyse par lot |
| Résines, hash, pollens | Oui, au même titre que les fleurs (THC ≤ 0,3 %) | vendus chez Golden, analyse par lot |
| E-liquides CBD | Oui : extraits à THC ≤ 0,3 %, hors champ « nouveaux aliments » (non ingérés) | vendus chez Golden |
| Huiles à avaler, gélules, tisanes, bonbons, boissons | Non : denrées « nouvel aliment » non autorisées, retirées de la vente depuis le 15 mai 2026 | retirés de la vente chez Golden |
| Cosmétiques au CBD (baumes, crèmes) | Oui, dans le cadre du règlement cosmétique (CE) n° 1223/2009 | non concernés par Novel Food |
| Graines de chanvre alimentaires, huile de graines | Oui : historique de consommation reconnu (réponse ministérielle du 01/09/2026) | hors catalogue Golden |
| Graines de cannabis « de collection » | La graine n’est pas inscrite sur la liste des stupéfiants ; la culture de variétés non autorisées reste interdite | voir notre article sur les graines |
| Accessoires (grinder, vaporisateur, feuilles…) | Oui, sans condition particulière | rayon accessoires |
Statuts au 6 novembre 2026. Les produits à ingérer sont retirés jusqu’à autorisation Novel Food ; notre article sur l’interdiction du CBD alimentaire suit le dossier.
Le CBD extrait est considéré par la Commission européenne comme un « nouvel aliment » au sens du règlement (UE) 2015/2283 : tant qu’aucun dossier n’a abouti, une denrée qui en contient ne peut pas être mise sur le marché. La France l’a toléré jusqu’en 2026, puis la Direction générale de l’alimentation a annoncé le 15 avril un plan de contrôle interdisant toute denrée au CBD, avec retrait des rayons à partir du 15 mai. Le Conseil d’État a refusé de suspendre ce plan le 10 juillet 2026 (n° 516668) et le ministère a confirmé le 1er septembre que seules les graines de chanvre et les feuilles pour infusion aqueuse ont un historique de consommation. Le 5 novembre 2026, la CJUE a ajouté qu’une telle denrée ne peut pas non plus être certifiée biologique. Détail dans notre article sur le CBD alimentaire interdit depuis le 15 mai 2026 et, sur le label, dans CBD bio : ce que garantit le label.
L’arrêté du 30 décembre 2021 interdisait la vente des fleurs et feuilles brutes ; le Conseil d’État l’a suspendue dès le 24 janvier 2022 puis annulée le 29 décembre 2022. Depuis, une fleur ou une résine est légale si elle provient d’une variété autorisée et si son THC total (THC + THCA) ne dépasse pas 0,3 %. C’est le certificat d’analyse du lot qui le prouve : notre guide des variétés de fleurs CBD et notre guide du hash CBD publient les taux mesurés de chaque référence, et le guide pour choisir son CBD explique comment lire une analyse. Pour les produits à THC le plus bas possible, voir CBD sans THC : isolat, broad spectrum ou fleurs 0 %.
La graine de cannabis n’est pas inscrite sur la liste des stupéfiants : l’acheter et la détenir n’est pas interdit. En revanche, faire pousser une variété non inscrite au catalogue, ou une variété dont le THC dépasse 0,3 %, reste de la culture de stupéfiants, et la culture de chanvre autorisé obéit aux règles de l’arrêté de 2021 (déclaration, variétés, semences certifiées). Notre article graines de cannabis : légal d’en acheter et de les planter ? détaille.
Réponse courte : consommer un produit CBD légal n’est pas une infraction, mais conduire après en avoir consommé peut le devenir. La Cour de cassation a jugé le 21 juin 2023 que la légalité du produit est sans incidence : dès qu’une analyse détecte du THC, le délit de conduite après usage de stupéfiants (art. L. 235-1 du code de la route) est constitué, quelle que soit la dose. Et depuis le 20 août 2026, l’usage de stupéfiants lui-même peut être sanctionné par une amende forfaitaire de 500 €.
Au volant
Test salivaire positif au THC = délit, même avec un produit à 0,3 %. Jusqu’à 3 ans de prison et 9 000 € d’amende, retrait de points, suspension. Voir CBD au volant : les risques pour le permis et l’arrêt de la Cour de cassation.
Le test salivaire
Il recherche le THC, pas le CBD, avec un seuil de dépistage de 15 ng/ml et une confirmation en laboratoire à 1 ng/ml (arrêté du 13 décembre 2016). Voir test salivaire et THC, combien de temps le THC reste dans le sang et combien de temps le CBD reste dans la salive et l’urine.
L’amende de 500 €
Depuis la loi n° 2026-798 (en vigueur le 20 août 2026), l’usage de stupéfiants peut être réglé par une amende forfaitaire délictuelle de 500 € (400 € minorée, 1 000 € majorée). Elle vise l’usage de stupéfiants, pas le CBD légal ; elle concerne celui qui consomme du THC ou une molécule classée.
Sport et travail
Le CBD n’est plus sur la liste des substances interdites de l’Agence mondiale antidopage depuis 2018, mais le THC l’est en compétition. Voir CBD et sport et test urinaire THC.
Consommer un produit CBD conforme n’est pas un délit, y compris en public, et un joint de fleur CBD à ≤ 0,3 % n’est pas un stupéfiant. Deux limites : l’interdiction de fumer dans les lieux visés par le code de la santé publique (lieux fermés et couverts accueillant du public, certains espaces extérieurs comme les abords d’écoles ou les plages selon les arrêtés locaux) s’applique à toute fumée ; et en cas de contrôle, c’est l’analyse qui fait foi, d’où l’intérêt d’avoir le certificat d’analyse ou le sachet d’origine avec soi.
Réponse courte : le seuil de THC varie (0,3 % en France et dans l’Union pour la culture, 1 % en Suisse, 0,2 % dans certains pays), la vente des fleurs n’est pas partout admise, et l’Allemagne a légalisé l’usage récréatif encadré en 2024. Un produit suisse à 1 % de THC n’est pas légal en France : le seuil français s’applique à ce qui est vendu en France.
Suisse
Seuil de 1 % de THC, mais l’importation en France reste soumise au seuil de 0,3 %. Voir livraison de CBD depuis la Suisse et CBD suisse : légal en France ?.
Allemagne
Loi CanG de 2024 : possession et clubs encadrés. Voir le cannabis en Allemagne : clubs et loi.
Réponse courte : une société identifiable (mentions légales, SIREN), des produits issus de variétés autorisées avec un certificat d’analyse par lot montrant un THC total ≤ 0,3 %, aucun produit à ingérer en rayon depuis mai 2026, et aucune allégation de santé. Chez Golden CBD, chaque fleur et chaque résine affiche l’analyse de son lot, et les produits à ingérer ont été retirés de la vente. Pour comparer les boutiques, lis comment reconnaître un site CBD fiable et, pour les prix du marché, notre baromètre des prix du CBD.
⚖️ Allégations de santé : interdites
La réglementation européenne (règlement (CE) n° 1924/2006) interdit d’attribuer à un produit CBD un bénéfice pour la santé qui n’a pas été autorisé. Une boutique qui promet des effets ne respecte pas la loi, quelle que soit la qualité de ses analyses.
THC total
Delta-9-THC + THCA × 0,877 ; c’est la valeur comparée au seuil de 0,3 %.
Liste des stupéfiants
Annexes de l’arrêté du 22 février 1990, modifiées par décisions du directeur général de l’ANSM ; version consolidée publiée par l’ANSM.
Noyau benzo[c]chromène
Structure chimique commune aux cannabinoïdes de type THC ; depuis le 3 juin 2024, toute substance dérivée de ce noyau est classée, sauf exclusions (CBN, CBNA, THCV/THCVA ≤ 0,3 %, THCA dans le chanvre conforme).
Nouvel aliment (Novel Food)
Denrée sans historique de consommation significatif dans l’Union avant 1997, soumise à autorisation (règlement (UE) 2015/2283) ; le CBD extrait en relève.
Amende forfaitaire délictuelle (AFD)
Procédure qui éteint l’action publique par le paiement d’une amende ; 500 € pour l’usage de stupéfiants depuis le 20 août 2026.
Article L. 235-1 du code de la route
Délit de conduite après usage de stupéfiants, constitué dès détection, sans seuil.
Variété autorisée
Variété de Cannabis sativa L. inscrite au catalogue commun européen ou au catalogue français, à THC ≤ 0,3 %.
Arrêté du 30 décembre 2021 portant application de l’article R. 5132-86 du code de la santé publique (JORFTEXT000044793213, texte consolidé LEGITEXT000044888780) — Arrêté du 30 décembre 2021 : seuil de 0,30 % de THC et interdiction (initiale) des fleurs brutes
Conseil d’État, ordonnance du 24 janvier 2022, n° 460055 — Conseil d’État, juge des référés : suspension de l’interdiction des fleurs
Conseil d’État, 1re et 4e chambres réunies, 29 décembre 2022, n° 444887 (Légifrance CETATEXT000046850358) — Conseil d’État : annulation de l’interdiction de vente des fleurs et feuilles brutes
ANSM, « L’ANSM classe l’hexahydrocannabinol (HHC) et deux de ses dérivés sur la liste des stupéfiants », 12 juin 2023 — ANSM : HHC, HHC-O et HHC-P classés stupéfiants
Cass. crim., 21 juin 2023, n° 22-85.530 (publié au Bulletin) — Cour de cassation : le CBD légal n’exonère pas de la conduite après usage de stupéfiants
ANSM, décision du 22 mai 2024 portant modification de la liste des substances classées comme stupéfiants ; communiqué « L’ANSM inscrit de nouveaux cannabinoïdes sur la liste des stupéfiants » — ANSM : décision classant H4-CBD, H2-CBD et toute la famille benzo[c]chromène
ANSM, décision du 3 juin 2024 portant modification de la liste des substances classées comme stupéfiants — ANSM : décision modificative et entrée en vigueur du classement
Conseil d’État, 6 juin 2025, n° 494779 et 494973, Union des professionnels du CBD et autres — Conseil d’État : validation du classement par famille chimique
ANSM, décision du 16 janvier 2026 portant modification de la liste des substances classées comme stupéfiants — ANSM : le HHC passe de l’annexe IV à l’annexe III de l’arrêté du 22 février 1990
ANSM, décision du 6 février 2026 portant modification de la liste des substances classées comme stupéfiants et de la liste des substances psychotropes — ANSM : l’entrée « tétrahydrocannabinols » passe de l’annexe IV à l’annexe III
Conseil d’État, ordonnance du 10 juillet 2026, n° 516668 (visas) ; question écrite AN n° 18224 (JO 22 septembre 2026) — DGAL : annonce du plan national de contrôle 2026 des denrées au CBD
Ministère de l’Agriculture, communiqué de presse du 20 mai 2026 « Denrées alimentaires contenant du cannabidiol (CBD) : des produits illégaux qui doivent être retirés du marché » — Fin de la tolérance : les denrées au CBD doivent être retirées de la vente
Conseil d’État, juge des référés, 10 juillet 2026, n° 516668 (Légifrance CETATEXT000054416762) — Conseil d’État, juge des référés : refus de suspendre le plan de contrôle DGAL
Loi n° 2026-798 du 18 août 2026 (JORFTEXT000054707332) ; CSP art. L. 3421-1 version en vigueur du 20/08/2026 (LEGIARTI000054724736) ; code de la route art. L. 235-1 version en vigueur du 20/08/2026 (LEGIARTI000054724851) — Loi n° 2026-798 du 18 août 2026 : amende forfaitaire délictuelle de 500 € pour usage de stupéfiants
Assemblée nationale, question écrite n° 15714, réponse publiée au JO du 1er septembre 2026 — Réponse ministérielle : toutes les denrées au CBD sont illégales, fleurs et feuilles de l’arrêt du Conseil d’État non co
CJUE, communiqué de presse n° 159/26 du 5 novembre 2026, arrêt dans l’affaire C-495/25 Syndicat professionnel du chanvre — CJUE, affaire C-495/25 : pas de certification bio pour une denrée au CBD non autorisée
CJUE, 19 novembre 2020, affaire C-663/18 (« Kanavape ») — le CBD n’est pas un stupéfiant au sens des conventions ; libre circulation dans l’Union.
Règlement (UE) 2015/2283 relatif aux nouveaux aliments (EUR-Lex) — cadre « nouvel aliment » appliqué au CBD ingéré.
Règlement (CE) n° 1924/2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé (EUR-Lex) — interdiction des allégations de santé non autorisées.
Arrêté du 13 décembre 2016 fixant les modalités du dépistage des substances témoignant de l’usage de stupéfiants (Légifrance) — seuils du test salivaire : 15 ng/ml de THC au dépistage, 1 ng/ml en confirmation.
Code de la santé publique, article L. 3421-1 (version en vigueur depuis le 20 août 2026, Légifrance) — usage illicite de stupéfiants : 1 an et 3 750 €, amende forfaitaire délictuelle de 500 €.
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